Tient encore là

Tient encore là
De simples rencontres
Peuvent te montrer que tout n'est pas si compliqué
Et te font voir les choses autrements

Jeunes et cons
Juste jeune et envie de profiter.

Oui je conte partir. Car chacun a beau croire ou s'imaginer je voit ma vie tellement differente. Car pour se rendre conte des choses, pour parler de la misère il ne suffit pas de rester devant son poste de television. Il ne suffit pas de se cacher derrière un tas de mensonges qui reduisent l'homme à une simple machine à penser.
Moi je veux voir et pouvoir dire; Moi je connais ici. Moi je sais comment ca se passe. Moi je peux comprendre.
On n'a la chance ici, au moins cette chance dans ce pays pour certains de pouvoir choisir la vie que l'on veut avoir, pouvoir choisir de vraiment vivre et pas se contenter d'exister seulement.
Mais moi je veux voir, voir de plus près ce qui se cache derrière ces simples frontières.
Reprendre tout à 0 sans rien.
Oui ca cera dur peut être. Mais la decouverte et ce que l'on en retient au bout de quelques années en vaut la peine. J'en suis persuadé.
M'abandonner de tout, m'éloigner cette société.
Vivre comme cela me l'entend.
L'art nous sauvera. Mon art n'a aucune frontière et même loin je continurais à le faire exister.
Certains diront que je fuis. Certains penseront que j'ai seulement peur de rester ici.
Oui j'ai peur. Peur de regretter de ne pas avoir oser faire les choses les plus insensées en choisissant d'avoir eu une vie tranquille. Peur de continuer à montrer qu'un mirage de celle que je veux être, de celle que je suis.
Into the wild n'est peut être pas le plus beau film au monde mais celui qui m'a le plus marqué. Car ce personnage est ce que je veux être. Car je me suis retrouvé dans tellement de phrases dites, d'envies et de projet. Car j'avais envie de crier à la fin; c'est ca la vie que je veux vous comprenez? Toutes ces choses que je n'arrive pas à expliquer, toutes ces envies qui vous paraissent pas claires, c'est ça. Ce sentiment de liberté, de pouvoir aller ou bon te semble. Ce sentiment de ne plus te sentir sondé et juger sans cesse à ta couleur de cheveux ou à ta marque de fringues. Juste voyager et decouvrir ce qu'est vraiment le monde en réalité.
Car au fond, caché depuis longtemps, qui attend le bon moment pour pouvoir se montré est née une grande avanturiere.

# Posté le vendredi 13 juin 2008 17:38

Ouap

Ouap
Avenir déjà tout tracé pour beaucoup. Bon boulot, ce qui compte c'est de s'integrer comme il faut dans la société. Avoir une famille et le plus d'argent possible. Vie calme mouvementée par le stress d'être haut placé dans son boulot tandis que le patron te relouque de haut en bas s'attardant sur ton cul ou les nichons que t'as (ou pas). Surtout venir bien habillé. Surtout ne pas montrer une quelconque forme d'originalité. Etre une bonne mère et une bonne femme. S'occuper de sa femme, et regarder les blondinettes passer pendant que la sienne pourrit à la maison. Quelques disputes par ci par là on fait de son mieux toujours au service de l'état. Quelques petites voyages histoire de rêver un peu et de croire qu'en une semaine on n'a decouvert ce qu'était la vie. Entre les repas gastronomiques avec les amis, histoire de parler boulot et de ruminer sur la connerie de la télé et de l'injustice humaine. La soirée finit chacun rendre chez soie s'endormant devant la télé chaine zappé sur un reportage de ce qu'est la vie en Afrique.
Devant cette petite boite à connerie on peut s'endormir devant la misère humaine et la regarder avec un bon paquet de chips comme un bon film de cinema.
La modernité est sans limite. Dire qu'il y avait quelques années on écoutait du rock, tant que c'était contre la société c'était cool. On sniffait de l'eau ecarlate à la sortie des cours et on se foutait des adultes en se disant qu'on deviendrait jamais comme eux. On se callait dans l'herbe en sechant les cours et buvant des bières accompagné par le rythme de nirvana.
Insouciance de la jeunesse, Fuck the société, Anarchie et revolution en se doutant pas que dans quelques années on deviendrait ces moutons tant détestés.


Pour d'autre ce sera la galère. La galère et la misère. Tandis que l'économie s'en fait pleine les poches, tandis que d'autres parlent avec de grands sourires hypocrites en faisant mine de faire ce qu'il fait pour le monde d'autre galerent.
Peut être car on ne leur a pas donner la chance, ni tendue la main.
Parce nager en pleine société de consommation n'est pas le pied certains on malgrè tout ici l'opportunité de prendre leur vie en main. L'opportunité de pas avoir sa main ou couper, ou de voir sa tête au sol après avoir dit le president est un vrai connard.

Rien de defetiste. Juste un peu de lucidité. Si quelqu'un voit quelque chose de defetiste alors.... Qu'il se dise qu'une bonne partie on ce genre de vie. La galère ou l'ennui. La galère ou le fric.

# Posté le samedi 14 juin 2008 05:26

Quand la passion est plus forte que tout

Quand la passion est plus forte que tout
Il est des instants si simples mais pourtant importants. Ces petits instants d'insouciance qui nous font oublier d'un geste tout ce qu'il y a derrière.
Musique celitque en boucle, resonnant dans ma tête tel un tambour.
Avant d'essayer de sauver un million de personnes et de les convaincres de ce qui represente l'impossible pour eux , se sauver soi même et mener son propore combat.
Ne pas se laisser dominer par le mensonge, suivre ses propres idées.


"Je veux faire de ma vie un théâtre je veux faire du théâtre ma vie"

Ne pas laisser le destin te prendre en main mais prendre en main son destin pour arriver à ses buts.

# Posté le samedi 19 juillet 2008 14:35

Bric à Brac

Bric à Brac
A genoux on ne peux être libre
En levant une tasse vide je demande en silence
Que mes prochaines destinations m'acceptent comme je suis
Que je puisse respirer

Des cercles s'etendent et engloutissent tout le monde
La moitié de leur vie ils souhaitent bonne nuit à des épouses qu'ils ne connaitront jamais vraiment
J'ai la tête pleine de questions et un professeur dans mon âme
Et c'est ainsi


Ne te rapproche pas trop ou je vais devoir y aller
Certains endroits m'attirent comme la gravité
Si jamais quelqu'un pouvait me garder à la maison
Ca serait toi

Chaque personne dont je me rapproche dans les cages qu'ils s'achetent
Ils pensent à moi et mon errance mais je ne suis jamais celui qu'ils pensent
Ont mon indignation mais chacune de mes pensée est pure
Je suis vivant

Guaranteed
Eddie Veder



[Un espoir de partir loin.
Beaucoup trop de questions sans reponses, beaucoup trop de soirées à philosopher sur ce drôle de monde qu'est le notre.
Beaucoup de projets, comme monter une troupe de théâtre, pouvoir partir l'été prochain, pouvoir faire du théâtre de rue. Que demander de plus que de réaliser un bout de mon envie de voyager et par la même occasion comuniquer un art qui me tient à coeur.
]


Je pense que cette artiste chanteuse compositrice et instrumentalise avec son petit groupe vaut le detour. Peut être pas si connu par ici, peut être pas ce que j'écoute habituellement mais pourtant...



Sigfried. Il jetait mes vêtements sur la place Saint-Jean. On se battait. Il embrassait mes larmes. Il était trop. Sigfried, vous comprenez ? Trop intense, trop libre, trop pressé. Il dessinait trop de petits poissons sur les murs de notre appartement : il buvait trop de bière, il avait trop de projets, trop d'idées, trop d'amis qui faisaient du bruit. Mais c'est ce que j'aimais en lui, voyez-vous ? Le trop. Il y a tellement de gens qui n'ont pas assez, vous comprenez? Il faut les fouiller pendant des jours pour trouver une petite audace rabougrie,cachée sous des montagnes de doute et de terreur. Lui, les idées lui coulaient des doigts, sortaient de sa bouche comme les colombes d'un chapeau. Un jour, quand je suis rentrée pour souper, il était tout excité. Il m'a dit: Ferme les yeux, j'ai une surprise pour toi. Il m'a guidée jusqu'à notre chambre au grenier. Tout en montant l'escalier en colimacon, je me disais Qu'est-ce t'as encore fait, Sigfried. Arrivé en haut, il m'a étendue sur notre lit, puis il a dit : OK. Tu peux regarder maintenant. Alors j'ai ouvert les yeux et j'ai vu...
le ciel au-dessus de moi! Il avait fait un trou dans le toit, comprenez-vous? Il avait décapoté l'appartement, comme sa petite auto, Il m'a dit:
C'est le ciel, je te le donne.
j'étais submergée. Ma tête pensait Mais la pluie, mais le froid, mais le vent, ,Sigfried, c'est insensé. Il faudra vider la chambre comme un petit bateau qui prend l'eau. Mais ma peau aimait le vent d'été qui entrait par grandes bouffée, mes yeux n'en revenaient pas de la beauté du ciel qui tombait sur moi, mes mains voulaient le toucherer, mon ventre c'est mis à pleurer.
Il était fou, Sigfried. Vraiment fou, Je le savais, mais comment ne pas aimer quelqu'un qui perce un trou dans le toit pour vous offrir le ciel de Bruexelles.

La peau d'Elise
Carole Fréchette
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# Posté le lundi 28 juillet 2008 18:56

Ou est partie le soleil

Lever. Manger. Ordinateur. Sorties. Tu penses à ce qui auras pu se passer si tout ça c'était fait. Mais faut t'il vraiment y penser. Quand on savait que c'était impossible. Mais après tout...
Qui aurait pu savoir.
Etouffement. Etouffement.
Le destin n'apporte malheuresement pas toujours ce qu'on voulait.
Faux sourire à l'horizon.
L'art me manque. Plus de defouloir en vue, plus moyen de faire le vide sans lui.
Plus moyen de resister à toutes les épreuves.



Boue n'a plus grand chose à offrir.
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# Posté le mardi 29 juillet 2008 15:08